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Hommage à notre premier membre du Conseil

Le 27 mai 2006, Thérèse Romer, Rénia pour les proches, fêtait dans la joie ses quatre fois vingt printemps.

Et c'est dans la joie que des collègues et amis de Rénia viennent aujourd'hui l'entourer et célébrer avec elle cet événement que l'AIIC-Canada considère son « événement été 2006 ».

Ils sont tous là ..... Simone Trenner, Simon Meleras, Joan McCordick, Éliane Orléans - Gerstein, Ina Marica, Fernand Cordier, Josée Van Ameringen, Phyllida Brochocka, Pierre Meurice, Caro Leman ; ils sont venus de ..... Paris, Montréal, Victoria et Campbell River (Colombie-Britannique), Toronto ; ils sont venus partager avec Rénia des souvenirs, des moments de bonheur et lui dire en chœur :

« Sto lat Rénia » !!

Joyeux anniversaire, Rénia !

Quatre fois 20 ans - mais tu n'as guère changé en ces deux fois 20 ans que je te connais. Tu es « grace under pressure ». Bien au-delà de la vie professionnelle, et qui n'est pas peu de chose, tu es une présence de sérénité, une intelligence de la tête et du cœur, avec quelque chose de souverain sans la moindre arrogance, une chaleur fraîche, un regard toujours neuf, un humour sans méchanceté, un sourire.

Une anecdote ? Comment choisir ? Tu as sans doute oublié : nous étions arrivées tard, une nuit de janvier ou février, à la « nouvelle » gare d'Ottawa, glaciale et venteuse à souhait, avec Phyllida et Maria. Nous nous mettons sagement dans la queue pour prendre un taxi, qui arrive enfin. Deux messieurs nous passent devant sans vergogne, nous bousculent, mettent leurs valises dans le coffre. Le chauffeur ne sait que faire. Maria et moi, indignées, montons aux barricades, brandissons les grands principes du chacun son tour, à défaut de galanterie, que l'on ne peut attendre de ces goujats. Je me retourne pour te prendre à témoin - pas de Rénia. Tu es confortablement installée dans le taxi, avec Phyllida, souriantes et très grandes dames. J'attrape Maria, nous nous y engouffrons, et regardons ces messieurs en souriant : problème réglé sans fracas. Et sans réplique.

Rénia, merci d'être toi.

Simone

Rénia,

Voici un peu plus de 40 ans que je fis ta rencontre à Philadelphie avant de m'installer à Montréal, où tu étais à l'époque Membre du Conseil de l'AIIC pour le Canada.

Et aujourd'hui, Josette, ta lointaine descendante, me demande d'écrire quelques mots pour te souhaiter un bon quatre-vingtième anniversaire.

D'autres parleront avec beaucoup plus d'éloquence que moi de tes immenses qualités professionnelles, de tes interprétations d'une limpidité exceptionnelle, de ta grande probité intellectuelle, de ton esprit d'équipe exemplaire et de ta « présence » qui faisait que quand tu étais en cabine, les autres membres de l'équipe redoublaient tout naturellement d'efforts pour se mettre à ta hauteur.

Ils rappelleront la façon objective et magistrale dont tu dirigeais alors nos réunions régionales. Nous étions à l'époque une maigre dizaine et nous nous réunissions souvent, tantôt chez l'une, un autre soir chez l'autre, parfois jusqu'aux petites heures. Quand les réunions devenaient trop houleuses, tu trouvais toujours la bonne formule, celle à laquelle j'aurais moi-même voulu penser, pour calmer les esprits et nous rappeler que ce n'était pas pour nous chamailler que nous nous réunissions.

Ils te diront aussi combien nous étions impressionnés par les mille activités auxquelles tu trouvais le temps de te consacrer pour défendre la profession et la faire mieux connaître. Consciente de la nécessité d'une organisation, comment dire, un peu plus rationnelle et commerciale de la profession pour faire face à la concurrence croissante, tu créas le premier cabinet d'interprètes de Montréal, Inter-info, qui fit rapidement de nombreux petits. Et c'est sans surprise que ce fut à toi et à Fernand Cordier que Michel Woltèche fit appel pour l'épauler dans la gestion du service d'interprétation des Jeux Olympiques de Montréal, en 1976.

D'autres raconteront aussi comment tu participais activement à la vie politique de la Province, comment tu devins une environnementaliste et horticultrice de grande renommée organisant des visites de ta magnifique demeure de Saint-Eustache dans le cadre des activités de l'Association des petits jardins du Québec. Ils diront aussi comment l'Association des amis et propriétaires des maisons anciennes du Québec créa récemment en ton nom le Prix Thérèse Romer pour « reconnaître la contribution de ses membres à la conservation d'une maison ancienne ».

Rénia, tu as été un constant exemple pour tous ceux qui ont eu le privilège de te connaître et c'est avec une grande affection que je te souhaite un joyeux quatre-vingtième anniversaire en espérant pouvoir te dire encore quelques mots à l'occasion du quatre-vingt-dixième!!

Simon

May 27, 2006

Dearest Renia;

Many years ago, when I was a relative greenhorn, I spent a few days working in Quebec City. While I no longer remember the topic of the conference, I do recall that it was technical, and that I was apprehensive about my ability to do a decent job. As usual in those days, when I was still getting to know my colleagues, my anxiety was sharpened by uncertainty about how my boothmates would treat me. As it turned out, I could not have been luckier. One colleague, Ena Robinson, did very little work but made up for it by treating us to delicious lunches. The other colleague was you, and you transformed what could have been a nightmare into an enjoyable learning experience. You were relentlessly kind to me. You answered all my questions, some of which must have given you startling glimpses into my ignorance, with a benevolent patience that preserved my dignity while teaching me so much. You stuck by my side during my turns at the microphone, and applauded even my most modest achievements. You never allowed the weight of your vastly superior knowledge and great experience to crush me. In short, you brought out the best in me.

Years later, when you first introduced me to your enchanting garden in St Eustache, I saw that the same fine qualities that had enabled me to flourish were being lavished on this beautiful and peaceful place. As with your human friends, you tended your plants with gentleness and wisdom, directing their shoots to the light, coaxing them into blooming and fruiting and mingling in a happy medley. As with your friendships, here too there was nothing rigid, nothing regimented, nothing forced. And this lovely garden has rewarded you well, as I hope your many fortunate friends have, too.

With all my love and good wishes on your eightieth birthday,

Je t'embrasse très fort et te souhaite sto lat!

Joan McCordick

IMPOSSIBLE NE DOIT PAS ÊTRE POLONAIS NON PLUS !

Rénia, mon amie, presque ma grande sœur,

(Des sœurs, tu en as et de très belles et bonnes, mais moi pas et je me suis donc choisi celles que j'aime et admire le plus, c'est normal)

IL N'EST JAMAIS TROP TARD, HEUREUSEMENT, POUR DIRE QUE L'ON AIME, en tout cas je l'espère.

Ni ne faut-il de raisons, s'il en faut comme des preuves, mais moi j'en ai trop plein et c'est ainsi que tout leur poids m'a réveillée au petit jour et poussée vers l'ordinateur pour laisser déferler noir sur blanc la vague des souvenirs…

Comme à ma récente habitude d'insomnie créatrice, mais là, je n'ai pas besoin d'inventer une histoire, elle est toute tricotée des fils multicolores de la vie.

Première rencontre, première admiration : mon premier voyage professionnel au Canada, au tout début des années soixante : j'avais décroché, de Paris où j'exerçais depuis relativement peu, notre commune profession, un contrat de deux ou trois semaines à Montréal pour un comité technique de l'UIT, le CCITT (n'adorez-vous pas ces sigles qui nous ont envahis comme mauvaise herbe étouffe jusqu'à l'odeur de toutes les jolies fleurs du langage innocent et porteur de sens ?) et étais fière du billet de 1ère classe et des honoraires de 50$ (nous en étions à 35$ environ de l'autre côté de la mare) offerts par le collègue recruteur suisse, membre de l'aiic, of course. Ne voilà-t-il pas que la seule, ou une des rares peut-être puisque la seule dont je me souvienne, collègue canadienne membre de l'équipe, vient me rabrouer, poliment car tout ce que fait Renia, elle le fait avec la plus exquise politesse et cela fait d'autant plus mal, je devrais en prendre de la graine même à mon propre vieil âge…pour avoir fait de la sous-enchère sur le marché local qui venait de passer à 75$ par jour! Honte éphémère, due à ma jeunesse mais premier motif d'admiration du courage proprement syndicaliste d'une aînée qui en était elle aussi à ses débuts dans ce nouveau métier, je crois. Quelques jours plus tard, j'eus l'occasion d'admirer une autre forme de courage: on m'avait assignée à de la consécutive dans un groupe ultra-technique qui se parlait essentiellement sur le tableau noir de la petite salle (et j'avais d'ailleurs démontré mes talents…de dessinatrice…? en reproduisant, après qu'elles aient été effacées, leurs élucubrations accompagnées d'explications sur ce même tableau) mais on avait le plus grand mal à trouver une autre victime consentante et douée pour me relayer à la tâche. Après plusieurs essais infructueux d'incapables notoires et de refus de ceux qui préféraient l'ombre confortable des cabines, Renia fut la seule à tenter l'aventure : elle me regarda et m'écouta faire une demi-journée peut-être et sans avoir jamais pratiqué cet art, s'y mit ensuite pour quelques jours avec bon vouloir, sens du devoir j'imagine et élégance.

Je vais devoir déjà interrompre la litanie des souvenirs, habitude de marque de la ligue des anciens dont je suis à mon tour devenue membre , pour un point d'orgue sur l'élégance de Renia. Dans l'habillement bien entendu, même dans ses atours les plus folkloriques ou de jardinière émérite, mais aussi dans le geste de modestie des compliments les mieux tournés du monde et qui vous vont droit au cœur, jusqu'aux plus importants dons de soi, de temps consacré aux tendres soins des autres qu'elle prodigue encore ces jours-ci, d'argent envoyé aux enfants déshérités du monde qu'elle adopta pour ainsi dire il y a si longtemps déjà et enfin dans la parole, douce, musicale autant que ferme et expressive, élégance d'une troisième langue mieux parlée que chez bien des natifs du français. Élégance, tu as un nom et elle s'appelle Rénia. À qui je demande pardon de parler à la troisième personne mais je voudrais que d'autres apprécient mon amitié et mon admiration pour toi, se sentant renforcés, s'il se peut, dans leur propre appréciation et amour.

Anecdote significative : Alicia Krukowski, une vieille secrétaire polonaise de Bill, elle aussi très courtoise à l'ancienne me disait, toute tremblante dans son effusion admirative, Ah, Madame Romer, c'est vraiment votre collègue…vous auriez dû la voir, aux bals de l'Association Polonaise, quelle beauté, quelle noblesse, quelle élégance ! Rénia nous avoua aimer particulièrement ou même seulement coudre les robes d'apparat, c'est tout un symbole.

Deuxième grande étape de mon parcours de petite sœur suivant au pas à pas son modèle : mon premier voyage au Japon. Nous avions fait le long périple ensemble dans le confort relatif de la première classe mais débarquées et décalées en fin de journée à Tokyo à une heure d'impossible sommeil, Rénia m'avait proposé un petit tour calmant aux alentours du gentil petit hôtel des environs de la gare du Shinkanzen sur Kyoto que nous devions prendre le lendemain matin. Et c'est ainsi que j'ai fait connaissance, dans une douce pénombre et relative tranquillité du Tokyo de son enfance aux alentours du parc du palais impérial qu'on imaginait plus que ne voyait au loin. Après une bonne nuit de récupération, je me sentis bien sûr encore obligée de la suivre au petit déjeuner japonais plutôt qu'américain de l'hôtel : je n'ai jamais refait l'expérience de la soupe et autres mets bizarres au palais français comme premier repas du matin mais je lui suis reconnaissante de m'avoir ainsi plongée dans la palpable authenticité.

Autre détour dicté par la force des souvenirs qui se bousculent : Je dois dire que j'ai une attitude ambiguë vis-à-vis de ses choix gastronomiques : ayant exprimé ma surprise de la voir se servir d'abord des gâteaux dans un buffet de midi, bien des années plus tard, elle m'a répondu avec son doux aplomb, qu'elle avait maintenant l'âge de manger d'abord ce qu'elle préférait plutôt que d'attendre de n'avoir plus faim et moins de plaisir au moment du dessert. Admirable non-conformisme, non ? Leçon d'indépendance pour moi, en tous cas, que je vais dès demain… , appliquer à toutes mes activités !

Pêle-mêle, les motifs d'admiration, grands et petits : qui sait comme elle aimer les jardins et en parer sa vie et celle des autres en images et en terre malléable entre ses doigts ? Certains savent, comme elle peut-être, pas moi, en un tour de main, décorer un nouvel appartement ou toute une vieille maison mais qui sait en réaliser les meubles, je vous le demande ? J'en reste encore ébahie vingt - cinq ans plus tard. Qui recommence une carrière universitaire à l'âge où d'aucuns prennent leur retraite ? Qui sait écrire des articles de journaux spécialisés en botanique ou en histoire, mais aussi des mémoires mûrement réfléchis comme pour la célèbre Commission B&B (pas de bed and breakfast mais bilinguisme et biculturalisme, canadiens naturellement) puis partir à l'aventure pour apprendre à encore mieux photographier ?

Qui surtout peut nous enseigner des leçons de jeunesse qu'on lui souhaite éternelle, avec son rire contagieux ou un simple sourire amical ? Je n'ai rien dit de la puissance de sa passion pour la justice et l'équité, voire l'indépendance au Québec car sans partager ses opinions, j'ai toujours admiré sa fougue et sa détermination. Je ne veux pas parler de son courage invincible, ses proches savent mieux que moi de quoi je parle sauf pour dire que là encore, il force une admiration d'une intensité sans égale, sauf peut-être de l'amitié que je lui porterai…

Jusqu'à ses cinq et six fois vingt printemps, pourquoi pas ! (en yiddish, après tout, on souhaite toujours de vivre jusqu'à 120 ans !)

Mon petit hommage tourne court, pour une fois parce qu'il y a trop à dire et non pas assez, et ma stupide fierté me retient d'être encore plus ridicule. Sauf pour te remercier de m'avoir, ce matin, redonné l'envie d'écrire, après de longs mois de sécheresse…Merci, Rénia , j'essaierai toujours, même de loin, de suivre dans tes traces.

éliane

Je suis heureux et fier de pouvoir, à travers AIIC-Canada, rendre un hommage fraternel à Thérèse Romer, que j'ai côtoyée pendant de nombreuses années dans la profession et dans les rangs de l'AIIC. Dès ses débuts, Thérèse était déjà une interprète étonnamment accomplie - elle avait ça « dans le sang », c'était immédiatement évident. Ses qualités professionnelles auraient suffi à faire d'elle une grande dame de l'interprétation de conférence, mais elle y ajouta progressivement et pendant longtemps, avec talent, conviction et ténacité, une immense contribution à la défense et illustration de la profession. Nous lui devons énormément.

Fernand Cordier

Victoria, British Columbia

The Montreal Star - Wednesday 26th July 1967

Little CFMB covers the visit perfectly

By Pat Pierce

CFMB's 90-minute tape of de Gaulle's Blue Monday parade from Quebec City to Montreal, and his painful performance at City Hall, makes fascinating listening.

The multilingual CFMB joined that governmental network of Quebec radio stations instituted for Monday - but with a difference. The station had two interpreters busy all four hours of the broadcast in simultaneous translation from French to English.

It couldn't get permission to broadcast the translation on the spot, but went into action when the four hours were up. Edited to 90 minutes, the tapes were immediately made available to the Canadian Association of Broadcasters' program exchange.

They make a valuable record of a bewildering day, capturing as you might expect a good deal of the atmosphere of the long parade (there was some good descriptive if not too analytical reporting), and also the General's emotional build-up in his speeches along the way.

They also seem to be the only direct and continuing translation of the four-hour broadcast, and of the now famous de Gaulle at the City Hall speech. Odd that it should be up to one small Montreal station to have the foresight to make it, and not the national taxpayers' CBC. But that's the way it is.

A far cry

We've been saying for ages CBC should, in this two-language country, have simultaneous translation as a matter of course.

Certainly listening to the two splendid interpreters at CFMB was a far cry from getting the gist - their gist - of French speeches via Stanley Burke or Norman DePoe. When they're good, and these two women were very good indeed, interpreters manage to convey a speaker's emotions and inflections as well as his words, and at the same time remain almost unobtrusive themselves, getting in the way not at all between the speaker and the listener.

You might be interested that neither of these interpreters has French as a native tongue. Mrs Ina Marica doesn't have English. She's a Pole! Mrs Therese Nilski-Nitoslavski is from England. They did a great job.

I would hope that at least some of this recording gets, or has already got, country-wide distribution. It does what a communications medium should do, encourage understanding, not emphasize cleavage.

And that, in this country, is certainly very important.

(NDLR:grand merci à Ina pour cet article exceptionnel publié il y a près de 40 ans à l'occasion de la visite historique du Général de Gaulle au Québec. Les collègues souriront sans doute en notant la confusion entre les origines des collègues en question : Rénia et Ina; mais nous avons choisi de ne pas toucher au texte original).

Quelle bonne idée que de célébrer les quatre fois vingt ans de Rénia. Si le Canada a jamais eu une grande dame de l'interprétation, c'est elle et personne ne mérite plus qu'elle l'hommage que nous pouvons lui rendre. Michel Woltèche a eu une idée brillante en proposant que la région demande à l'Assemblée de 2009 de lui conférer le titre de membre d'honneur qu'elle mérite plus que toute autre, et je vais vous dire pourquoi.

Je connais Rénia depuis près d'un demi-siècle. J'ai pu apprécier la qualité de son interprétation, qualité qui était telle que j'ai entendu des gens bilingues dire qu'ils l'écoutaient, dans les deux langues, pour le plaisir. Il n'y a pas de plus grand compliment pour un interprète. Pourtant ce n'est pas mon propos aujourd'hui. Ce que je voudrais, c'est que les jeunes collègues du Canada - et même les moins jeunes - sachent ce que nous lui devons.

C'est elle qui a fait accepter les normes de l'AIIC sur le marché privé et à Ottawa où elle a organisé les premières équipes d'interprètes.

Sans elle nous n'aurions à l'heure actuelle ni les honoraires ni les conditions de travail qui sont les nôtres.

C'est pourquoi je peux et veux lui dire, en toute sincérité et très chaleureusement merci Rénia, grand merci et bon anniversaire.

Josée Van Ameringen

July 10th, 2006

My Dear Renia ;

Are you surprised that you have reached eighty, when you look, think and feel so differently than most people who have reached that venerable age? Your colleagues and friends intend to celebrate the event and Eva (always the organizer) has asked me to write of our long friendship in half a page! So here goes.

We met while still in our twenties, our families not yet complete and our current youngest still in the tadpole stage. It was quick and easy for a friendship to grow, perhaps because we had both spent our childhood being moved from country to country and so had no old school friends and no preconceived ideas about our choices of new ones; or perhaps we just liked the look of each other. After a year or two of visits to the large hospitable house on Côte-St-Antoine, Renia, who was already doing brilliantly as a freelance interpreter, took a leap of faith and suggested that I might be material for the profession if shown to have the necessary nerves of steel.

However the first trials with headset and microphone had to wait a few years during which I taught high school science. With one memorable exception. Renia suggested that the Wholesale Grocers' annual meeting would be just the place to try my wings - short hours, easy subject and an inattentive audience anxious to get on the golf course. The meeting was to be held in a large old-fashioned hotel in the depths of New Hampshire. So, off we drove, chatting happily, so that we missed the turn - off, got lost and reached our destination very late. We were met on the hotel steps by a large, alcohol scented and gently swaying grocer who asked who we were, and on being told that we were "les interprètes" inquired whether we sang or danced or both ! Clearly, he was disappointed by the answer.

Later, and for many years, we worked together at more challenging meetings, got together whenever we could and gave each other moral support when hit by those inevitable slings and arrows.

Now we live at opposite ends of the country and seldom see each other, but Renia's is always the first number I call when I get back to Montreal.

So, Renia, thank you for introducing me to a profession that allowed me to learn about so many subjects (albeit very superficially) and meet so many interesting people, colleagues and others.

Even more, I thank you for our mutual affection and lasting friendship. May we live a few more years to enjoy it.

Phyllida

Je suis très heureux, Rénia, de joindre mes meilleurs vœux à ceux des collègues et de te souhaiter un très bon et très heureux anniversaire.

Depuis la première fois que nous avons travaillé ensemble, tu as toujours été pour moi un phare, mais non seulement un phare qui guide, mais un phare très spécial projetant une lumière chaleureuse plutôt qu'un coup de sifflet visuel dans la nuit.

J'ai le souvenir d'une lointaine conférence de biochimie, hématologie, ou quelque chose du genre où tu as compensé ma totale insuffisance avec la plus grande générosité. Heureusement que tu étais là… et que tu étais toi!

C'est donc avec grand plaisir, une profonde estime et beaucoup de reconnaissance que je te redis tous mes vœux … and many, many happy returns.

Pierre Meurice

Rénia de A à Z

Auteure reconnue
Bourreau de travail
Collègue impeccable; Châtelaine de la Maison Chénier
Dévouement sans bornes
Engagement social
Fondatrice du premier cabinet d'interprètes au Canada
Gestionnaire hors-pair
Horticultrice de prestige
Interprète top niveau
Jardins de rêve, de belles fleurs et de belle feuille…
Karma exceptionnel!
Linguiste volubile
Mon modèle depuis 38 ans…
Non-conformiste
Origines polonaises
Premier membre du conseil de l'Aiic pour le Canada; Photographe à ses heures
Québécoise engagée
Résiliente
Sens de la famille
Tenace
Unique
Valeurs profondes
Wow!
X fois VIII ans !
Y'en n'a pas comme elle, Y'en n'a pas comme elle, Y'en n'a pas, Y'en a peu, Y'en a guère…
Z'en ai bien assez dit!

Félicitations Rénia !

Caro

Et pour terminer en beauté cette page de témoignages émouvants et sincères, quoi de mieux que de lire une note écrite de la main de Rénia, note transmise à Josette et adressée à tous les collègues.







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